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(2002) i can take this mistake but i can't take the ache from heartbreak.

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MessageSujet: (2002) i can take this mistake but i can't take the ache from heartbreak. Mer 15 Juil - 22:04


    i can take this mistake but i can't take the ache from heartbreak.
Ses doigts s’accrochent douloureusement aux barres de fer alors qu’elle continue d’avancer, pieds croisés, à la force de ses bras. Elle souffle, bruyamment, mais continue son manège violent – elle ferme les paupières et l’imagine au bout du chemin, lui murmurant qu’elle peut le faire, qu’il croit en elle, qu’elle en est capable. Elle n’ose pas rouvrir les yeux, elle n’ose pas avouer que de là où elle est, jamais elle ne l’entendrait chuchoter, elle n’ose pas se rendre compte que ce n’est plus ses bras qui lui font mal, mais son cœur qui bat, qui bat si fort dans sa poitrine.
Chaque jour, elle s’impose le même rituel. Douloureux. Pour être plus forte, ne cesse-t-elle de répéter à Hugo. Là non plus, elle n’ose pas lui dire que c’est parce que sa magie est tombée en lambeaux et qu’elle a peur de la retaper comme il faut, elle n’ose pas lui dire qu’elle n’a plus confiance en elle, que seuls ses mouvements pourront encore la sauver. Elle n’ose pas lui dire, non, que son mental vacille et qu’il lui faut un corps en béton armé pour supporter la vie qui s’abat sur elle à chaque insomnie. Pour être plus forte, chuchote-t-elle souvent pour se convaincre de cette réalité surfaite. Mais il sait bien que c’est faux, Hugo, il sait bien qu’il n’y a que la douleur physique qui puisse faire taire la douleur émotionnelle, il n’y a que ses muscles fatigués et la sueur sur son front qui puissent éteindre la nostalgie et le manque incessant des résistants. Il n’y a que les bleus et le sang qui puissent effacer les cicatrices du passé.
Alors elle continue. Et Hugo ne dit rien.

Elle tire sur ses dernières forces, elle courre, elle apprend à faire avec ce qu’elle a sans jamais user sa baguette. Son propre corps lui semble inconnu, étranger, presque dangereux. Elle découvre qu’elle est capable d’avancer sans utiliser ses pieds, qu’elle peut de courir sans s’essouffler, qu’elle est apte à blesser sans jamais utiliser un morceau de bois.  Elle découvre tout ce qu’elle n’a jamais su.
Elle apprend aussi qu’elle est capable de vivre loin d’eux.
Cela lui a paru longtemps une épreuve insurmontable. Puis elle a commencé à traîner chez les moldus, à marcher comme eux, à vivre comme eux. Elle a découvert ces machines pour le sport, ces armes pour blesser, toutes ces choses que les sorciers n’usent jamais. Elle a découvert un autre monde et elle en a tiré le meilleur pour se créer une autre identité.  La vie est moins dure, ainsi quand elle n’est pas elle, elle la trouve presque plus légère. Parfois imagine-t-elle encore Neville, Cho, ou Ginny. Mais leurs visages se délavent toujours, pour ne laisser place qu’au vide. Et c’est mieux.
Ça la rend plus forte.
Puis elle pense à Hugo, c'est plus facile de penser à Hugo, et elle se demande pourquoi Camille n’est pas venue. Pourquoi Camel, la plus courageuse des trois, n’a-t-elle pas pensé à les rejoindre. Pourquoi le trio n’est pas réuni, comme avant. Mafalda ne saurait pas répondre à cette question, seul Hugo en serait capable. Hors il détourne les yeux, l’évite, change de sujet dès que Camille apparaît entre eux comme un mur insurmontable.
Plus que cinq barres.
Ses bras tremblent, ses doigts glissent, mais elle serre les dents aussi fort qu’elle le peut, et elle continue. Parce qu’il est toujours au bout du chemin, elle peut entendre sa respiration posée alors qu’il l’observe. Elle l’imagine bras croisé, mine fermée, mais un léger sourire bloqué sur ses lèvres comme s’il ne pouvait s’en empêcher. C’est comme cela qu’elle l’a quitté et c’est comme cela qu’elle aime s’en rappeler.
Ainsi ne voit-elle pas passer les dernières barres alors qu’elle pense à lui, et son corps retombe lourdement sur le sol quand le parcourt est fini. Sa respiration est saccadée, son cœur bat trop vite, et elle se sent exténuée. Comme si les regrets, les pensées, les visages, comme si tout lui revenait d’un coup. Maintenant que ses bras semblent se détendre, c’est son esprit qui se retrouve bloqué sous mille kilogrammes d’insomnies, de terreurs nocturnes, d’espoirs gâchés et d’illusions délavées.
Elle se redresse rapidement, reprenant le contrôle de sa respiration – tu peux le faire, l’entend-elle encore dire. Elle n’ose pas imaginer ce qu’il penserait, le garçon, s’il savait qu’elle pensait exactement à la même chose quand elle l’a quitté ; lui, lui disant qu’elle pouvait le faire.

Puis ses pas la mènent à son meilleur ami de la façon la plus naturelle qui soit : elle suit une impression et débouche sur le garçon, installé grossièrement dans un fauteuil, l’air triste. Il n'a jamais l'air triste, Hugo, il peut-être coléreux et joyeux mais pas triste. c'est comme si elle était face à un étranger. En deuil, pense-t-elle immédiatement.
Mais Hugo n’a perdu personne, Hugo n'a pas eu à porter un cadavre vide dans ses bras. Hugo, il est immunisé au malheur et à la peine, Hugo, c’est un roc, un pilier, il ne tremble pas. Elle hausse un sourcil et s’approche doucement avant de s’installer en face de lui avec un demi-sourire, elle prend sa main dans la sienne et joue avec sans se soucier un instant de sa réaction. Comme avant.
« A qui tu penses ? » demande-t-elle simplement. C’est vrai qu’elle n’est plus très bavarde, Mafalda, depuis qu’elle s’est enfuie. Alors la question est courte, simple, concise, glisse facilement sur sa langue. Et elle attend patiemment qu'il ne réponde.


« it's hard letting go, i'm finally at peace, but it feels wrong, slow I'm getting up, my hands and feet are weaker than before. and you are folded on the bed where i rest my head, there's nothing i can see, darkness becomes me. »  w/ of monsters and men.
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MessageSujet: Re: (2002) i can take this mistake but i can't take the ache from heartbreak. Ven 17 Juil - 22:50



Il a un livre dans les mains, Hugo. Il lit. Il a envie de fermer le bouquin et d'aller crier sur l'auteur. De lui reprocher d'écrire aussi bien. Il aimerait bien savoir écrire comme avant. Pouvoir, comme l'écrivain, raconter une jolie vie, raconter une jolie histoire. Mais les jolies histoires, ça lui donne envie de vomir. Parce que la vie n'est pas jolie. Les filles c'est joli, Beauxbâtons c'était joli. Mais la vie, elle, elle est dégelasse. Elle sème la mort, elle sème les moments éphémères, les beaux moments éphémères qu'on regrette de suite après qu'ils soient partis. Et c'est ça qui fait le plus mal, en fait. Les souvenirs, les merveilleux souvenirs qu'on se remémore une fois qu'on est sur de ne plus jamais pouvoir les revivre. C'est ça qui déglingue les gens, qui les fait devenir fous, malades. Détraqués à cause des sentiments trop forts, des sentiments incontrôlés, qui débarquent sans prévenir. Sans même toquer à la porte, sans se soucier de demander la permission. Non, ils s'en foutent, ils n'en ont rien à faire. Après tout, pourquoi devraient-ils ? Ils sont là, ils le seront toujours. On peut les enfouir, on peut leur cracher à la tête, on peut les haïr, ils seront toujours présents. Ils seront à jamais là, dans un organe pas super utile, mais vital. Alors Hugo, seul sur son fauteuil, son livre entre les mains, il a envie de crier, de rager, de pleurer, d'aimer. A nouveau, il veut aimer. Aimer quelqu'un aussi fort qu'il a aimé Mafa quand ils étaient gamins.
D'ailleurs Mafa, elle est pas très loin. Elle doit courir, s’entraîner, faire quelque chose. Elle doit se défouler. Hugo, parfois, il vient avec elle, mais c'est vraiment rare. Elle est forte, il n'est bon qu'avec sa baguette. Elle est rapide, il s’essouffle rapidement. Elle ne lui parle pas, et il déteste ça. Il déteste ce qu'ils sont devenus, comment tout a changé. Rien ne deviendra comme avant. Avant qu'elle ne les quitte. Elle n'aurait pas du partir de France, putain. Elle n'aurait pas du, c'était une idée à la con. Peut-être que Camille aurait été là, si Mafalda était restée. Peut-être que la brune n'aurait eu besoin que d'amour de la part de sa présence. Peut-être que la rousse aurait réussi à les calmer et que la maladie, cette foutue maladie, ne se serait pas déclenchée si rapidement. Mais Hugo ne peut pas dire ça, c'est injuste, faux. C'est dégueulasse comme pensée. C'est pas la faute de Mafa, et si c'est la faute de quelqu'un, c'est la sienne. Soudain, il pose le livre sur la table. Un grand BOUM parcourt la pièce, Hugo s'en fout. Le livre peut aller se faire voir avec sa jolie histoire et ses jolis personnages. C'est pas la vraie vie, ça. C'est pas ce que Mafa a enduré, pas ce que les derniers instants de Camel ont laissé suggérer. Et rien que d'y repenser, Hugo a les larmes aux yeux. C'est moche, de le voir comme ça. Ça change tellement de d'habitude. Sans rien comprendre, il sent Mafalda a ses côtés, elle a du rentrer sans qu'il ne l'entende. Il n'a pas le temps de reprendre un visage inexpressif, et elle l'a vu.
Merde. Merde merde merde.
Elle s'installe en face de lui et lui prend la main. Il frissonne. Elle sourit doucement. Elle est belle. Qu'est-ce qu'elle est belle. Mafa sourit, elle sourit juste pour lui. Il a envie de se réfugier dans ses bras, de ne penser à rien d'autre qu'à sa main sur la sienne. Sa main, la sienne, et Hugo qui malgré tout n'a pas l'air heureux. Hugo qui devrait profiter de Mafa parce qu'Hugo, à sa façon, il l'aime. Hugo le piller, Mafa la Weasley, ça a toujours été comme ça. « A qui tu penses ? » Sincèrement, ça le prend de court. Il ne sait pas quoi répondre, il ne sait pas ce qu'il a le droit de dire. Il pense à Camel, Hugo. Camel la belle, Camel la rebelle. Camel qui a toujours été là, avec eux mais lorsque toujours a une fin, c'est pas vraiment joli. C'est triste, même. Ça brise Hugo de toute part. « A rien, à personne. » Il se force à sourire. Il se doit de le faire. Elle a vécu beaucoup de choses sa Mafa, il ne peut pas se permettre d'en rajouter une couche. Il n'a pas le droit. Distraitement, il se gratte le coup et sa main rencontre son tatouage. Il ne le sent pas, bien sûr, mais il sait qu'il est là. Il sait qu'il y a les chiffres de Mafa et les chiffres de Camille. La promesse d'une nuit étoilée, un tatouage pour sceller leurs jolies idées. Qu'est-ce qu'elle aurait fait, Camille ? Est-ce qu'elle aurait dit qu'elle était morte ? Elle l'aurait dévoilé ou elle se serait cachée ? Hugo se frotte le tatouage, encore et encore. Comme pour signifier que Camel est dans sa peau, qu'elle est quelque part et que pour toujours, elle sera avec eux. « Tu veux quelque chose à boire ? » Il se lève subitement. Il ne peut pas rester en face de Mafa sinon il va lui dire. Mais il est coincé, Hugo, va bien falloir qu'il avoue.[/color]



And I try, oh my god do I try, I try all the time in this institution. And I pray, oh my god do I pray, I pray every single day for a revolution. And so I cry sometimes when I'm lying in bed. Just to get it all out what's in my head.


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MessageSujet: Re: (2002) i can take this mistake but i can't take the ache from heartbreak. Jeu 23 Juil - 23:09

Mafalda, elle ne lui parle pas beaucoup à Hugo. Elle laisse le silence s’étirer, dévorer les battements de son cœur, annihiler le moindre sentiment qui pourrait s’accrocher à elle. Elle aimerait bien, Mafalda, lui parler comme avant. Laisser les mots la ronger de l’intérieur, la dévorer toute entière. Mais rien n’est plus comme avant et la douce sentence n’est autre qu’un silence apaisant, des soupirs désespérés et une môme épuisée qui continue de courir en quête d’un impossible coloré.
Hugo ne vient jamais courir avec elle, et le peu de fois où il le fait, elle le distance dès les premières minutes et s’épuise bien après lui. Il se décourage alors, le garçon, et refuse de reprendre la compétition. Il ne comprend pas, Hugo, que Mafalda a passé trois ans de sa vie à courir, à préparer des plans, à s’enfuir de peur qu’on l’attrape. Bien sûr qu’elle va plus vite que lui et qu’elle est plus endurante – elle a tout fait pour.
Elle aussi, elle déteste ce qu’ils sont devenus. Elle déteste repenser au passé – baisers salés, rires d’enfant, ce ne sont que des souvenirs délavés. Et surtout, elle déteste savoir qu’il est loin d’eux, il est loin de tout. Elle n’ose pas lui dire, à Hugo, qu’elle se reconnaît à moitié, qu’ils ne sont plus eux, qu’ils sont grands maintenant. Qu’ils s’étaient promis l’amour éternel et ils sont là, maintenant, malheureux et pathétiques en quête d’un exutoire introuvable.
Elle a fini de s’entraîner, Mafalda. Elle a fini d’hurler silencieusement à une personne qui ne l’écoute pas. Elle a fini de regarder une hallucination, de croire une hallucination. Elle reprend son rôle là où elle l’avait laissé et c’est d’une démarche plus souple qu’autrefois qu’elle s’approche du lieu où elle sait qu’elle trouvera Hugo – quoi qu’on en dise, il reste une part d’elle. Peut-être même la plus importante, avec Camel. Parce qu’il est son passé, Hugo, mais il est aussi présent et Mafalda fera tout pour qu’il soit son futur.
C’est Hugo, après tout. C’est son âme sœur, une moitié de son identité, c’est ses premiers baisers maladroits, ses fugues durant la nuit, c’est ses anniversaires, c’est ses sourires amusés, c’est tout une vie passé. Elle l’a aimé doucement puis passionnément, jamais violemment et durement. Elle ne l’a jamais détesté, Hugo, et elle n’est pas sûre d’en être capable un jour. Après tout, Hugo, c’est tout ce qu’elle a maintenant.
Elle le trouve assis. Il a l’air triste, Hugo. C’est étrange de le voir avec ce masque, ce visage, cette moue-là. Comme s’il avait découpé quelqu’un d’autre pour lui en prendre l’apparence désastreuse. Ce n’est ni drôle ni sage, ce n’est que connerie et elle a presque envie de lui hurler dessus. Qu’est-ce que tu fais ? Pourquoi t’es triste ? T’as pas le droit, Hugo, ça tue les gens d’être triste. Elle a envie de lui dire, qu’elle elle a besoin de lui, qu’il ne peut pas mourir, que personne d’autre ne peut mourir.
Elle compte ses morts sur les doigts d’une main. Et c’est déjà trop.
Elle vient s’asseoir à côté de lui et attrape doucement ses doigts dans les siens. Elle joue avec, caresse sa paume à l’aide son pouce en y dessinant diverses cercles. Elle lui adresse un sourire, le genre de joli sourire qui ne va pas aux poupées brisées. Mais Mafalda est avec Hugo et tout a un goût de passé. Alors elle n’est plus qu’elle, petite fille dépaysée qui veut se serrer contre son meilleur ami et oublier tout ce qui a pu se passer.
Elle lui demande à qui il pense, Mafalda, parce qu’elle le connaît mieux qu’elle ne se connaît elle-même et il n’y a qu’un visage connu qui pourrait lui faire tant de mal en s’imposant à son esprit. « [color:b421="0066cc]A rien, à personne. » Et il essaie de sourire. Il étire ses lippes doucement et Mafalda pourrait presque y croire. Elle le voit qui frotte sa nuque, et elle sait que c’est le tatouage plus précisément, parce qu’elle le connaît bien ce tatouage. Elle se rappelle de son anniversaire après qu’il l’ait fait – il avait dix-sept ans et ils étaient encore amoureux. Elle avait décidé d’être la petite-amie parfaite et lui avait proposé un message. Elle l’a dessiné du bout des doigts, ce tatouage, du bout des lèvres, elle en connaît les moindres recoins et saurait le peindre les yeux fermés. « Tu veux quelque chose à boire ? » Il se lève subitement, Hugo, mais Mafalda est rapide et suit le mouvement. Son corps se redresse et sa main vient se poser sur son épaule pour qu’il se tourne vers elle. Quand c’est fait, elle vient glisser ses deux mains sur ses joues pour qu’il baisse son visage vers elle et qu’elle puisse l’observer dans le blanc des yeux. Elle y voit pleins de choses, Mafalda, pas que de leur passé, non, une autre peine dont elle n’a pas connaissance qui lui retourne l’estomac. Elle aimerait bien mettre un mot dessus mais il n’y en a pas, c’est inconnu, c’est étranger, et ça semble le bouffer. Elle aimerait bien qu’il lui dise, qu’il se confie, qu’il avoue que tout ça n’est qu’un bordel monstre et s’ils veulent survivre, alors ils doivent être deux à le vouloir. Qu’il ne peut pas mentir impunément, qu’il doit être honnête comme elle essaie de l’être. Mais rien ne sort, elle reste plongée dans son regard et ce qu’elle y voit la glace jusqu’au sang. Alors seulement, elle soupire, bien consciente qu’il ne lui dira rien, et elle le lâche. « J’aimerais bien un verre d’eau s’il te plaît. Et que tu me dises ce qui ne va pas, aussi.  »


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