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oh, can you tell i haven't slept very well, since the last time that we spoke? (nevictoire)

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ϟ ÂGE : vingt-et-un ans, seulement.
ϟ SANG SORCIER : sa mère était une sorcière et son père un moldu; la jeune femme revendique fièrement son sang mêlé.
ϟ PROFESSION : elle occupe depuis peu la position de leader des red thunder avec ginny weasley; cependant, elle maintient ses fonctions de mécanicienne et feu-follet auprès de la résistance.
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ϟ BAGUETTE MAGIQUE : elle a perdu sa vraie baguette à azkaban; celle qu'elle utilise présentement, elle l'a volée, et attend mieux.
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MessageSujet: oh, can you tell i haven't slept very well, since the last time that we spoke? (nevictoire) Jeu 16 Juil - 22:40

lieu ; chantier moldu désaffecté
date ; début juillet 2002



i said please, understand, if i see you again
don't even say hello

Le chantier est bien moins peuplé qu’il ne l’était avant, observe-t-elle, alors qu’elle salue d’un bref signe de tête les quelques résistants qui s’y attardent. Depuis qu’ils ont pris le ministère, le gros de leurs troupes se sont installées là-bas, réinvestissant départements et bureaux, pièces libres dont les employés sont partis, à la suite de Voldemort, ont été jetés au fin fond de geôles, ou bien sont tout simplement rentrés chez eux, ne voulant rien avoir à faire avec le conflit à venir. Car tout le monde le sent, d’une façon ou d’une autre ; la guerre ouverte est là, et la plus grande bataille qu’ils aient jamais mené s’avance à grands pas. L’air s’alourdit, s’électrifie, et rien ne détourne pourtant ce nuage d’orage de leurs têtes. La tempête s’annonce, inexorable, et Victoire craint qu’ils n’en soient déracinés.

Le sac qui pend sur son épaule est vide, pour le moment. Après tout, elle compte bien repartir d’ici avec toutes ses affaires – ou plutôt, tous ses outils. A la prise du ministère, elle n’a pris que quelques pétards avec elle, à peine de quoi intimider. Peut-être un ou deux explosifs, pour les cas d’urgence, même si elle ne tenait pas à faire exploser le siège des autorités magiques du Royaume-Uni. Mais la plupart de ce qu’elle a rassemblé depuis leur retour en Grande-Bretagne, elle l’a laissé dans le vieux chantier moldu investi par les Red Thunder. Une petite partie, ce qu’elle a abandonné au manoir Shafiq, a brûlé aussi ; elle le regrette, un peu, mais ce n’étaient que de menus travaux, aisément remplaçables. Elle se demande parfois, Victoire, si la vie ne serait pas plus simple, si elle pouvait tout simplement changer les pièces manquantes de son cœur, aussi facilement qu’elle remet en marche un automate déréglé.

La pièce, depuis qu’elle l’a quittée pour la dernière fois, n’a pas changé d’un poil. Les résistants savent bien, qu’il ne faut pas fouiller dans le bazar de Victoire, à moins de vouloir y laisser quelque chose : si ce n’était pas une invention légèrement défectueuse, ce serait leur propriétaire. Tout semble tellement en désordre, mais elle en a tiré, au fil du temps, une certaine organisation. Ses yeux peuvent la voir, même maintenant, sous la légère couche de poussière qui s’est déposée, ternissant l’éclat du métal. Mais tout est toujours là, et c’est avec un soupir de contentement qu’elle se penche et commence à rassembler les bocaux et les pièces éparses sur la table. Elle se retrouve un peu, la môme, et il lui suffirait de fermer les yeux, d’oublier le décor, pour se retrouver dans l’atelier de Starkweather Manor. La même légère odeur d’huile et de cirage, une autre plus piquante, aussi, qui a chargé, quelques jours plus tôt à peine, l’air d’étincelles. Sur le plan de travail s’amoncellent déjà un méli-mélo de tout et rien, de simples pièces et outillage à des prototypes presque terminés – non des armes, comme on aurait pu le croire en considérant la jeune femme, mais ces mêmes automates qui avaient fait autrefois la fierté de son père. Petite ballerine, tournant sur son piédestal, un papillon aux ailes faites de délicats rouages, une fleur dont les pétales pouvaient s’ouvrir et se refermer à volonté. C’est étrange quand on regarde Victoire, maintenant, de penser qu’une fille qui s’est donnée à la violence tient tant à créer de belles choses. Mais elle doit bien soigner son âme, et c’est sa seule solution.

Alors qu'elle descend délicatement un paquet enveloppé dans du papier de soie de son étagère, son regard s'arrête sur une photo punaisée au mur parmi d'autres, mosaïque discrète mais mouvante. Dès qu'elle reconnaît les visages, Victoire se demande quel masochisme l'a poussée à laisser le cliché là. Son cœur se serre dans sa poitrine, et elle se sent plus près des larmes, l'enfant, qu'elle ne l'a jamais été.

Trois visages lui sourient, agitant la main en direction de l'objectif, et croiser chacun de leurs regards est une aiguille brûlante dans sa peau. Neville, Seamus, et elle, en sixième année peut-être, bras dessus bras dessous, dans la neige de Pré-au-Lard. Oh, savaient-ils alors, innocents, que pas même cinq ans plus tard, un ne serait plus, un autre serait brisée et la dernière se serait perdue? Non; c'est le reflet de leur insouciance, d'adolescents, souriant à la vie sans savoir qu'ils couraient vers la ruine. La voix de sa mère lui revient, soudain, mélodie qu'elle craint chaque jour d'oublier, reflet d'une femme pour qui elle aurait tué. We are all the pieces of what we remember. We hold in ourselves the hopes and fears of those who love us. As long as there is love and memory, there is no true loss. Sa main s'égare, agrippe une autre image lisse. Devant Starkweather Manor cette fois, un homme brun et une femme blonde, avec entre eux une fillette qui semblait avoir onze ou douze ans alors. Leur rire n'était pas audible, même si leur attitude sur la photo enchantée n'y laissait pas de doute, mais la joie, l'amour infini qu'ils se portaient, simple, pur, faillit la faire hurler. You said time healed all wounds, mother dear; but that supposes the source of grief is finite. I'll never stop missing you, missing them. Grieving the people we were and who we could have been.

Des pas derrière elle la font sursauter, et ses doigts se crispent sur les photos qu'elle tient. Lentement, elle pivote sur ses talons, et ne met qu'une fraction de seconde à reconnaître le visage. Elle espère, un instant, qu'il ne remarque pas à quel point de simples souvenirs l'ont chamboulée, les larmes qui perlent au coin de ses yeux clairs, mais c'est Neville; il a toujours su lire en elle, comme un livre ouvert. « Came to contemplate what a beautiful mess I am, Longbottom? » Mais même le sarcasme dans sa voix est frêle, se délite, laissant transparaître la peine derrière. « I didn't know you still cared. »


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MessageSujet: Re: oh, can you tell i haven't slept very well, since the last time that we spoke? (nevictoire) Ven 17 Juil - 21:50

Can you tell I haven't slept very well, since the last time that we spoke ?
Sometimes to win, you've got to sin.
Don't mean I'm not a believer.
And major Tom will sing along.
Yeah, they still say I'm a dreamer.
They say before you start a war,
You better know what you're fighting for.

Le chantier est bien plus calme maintenant que tout le monde a déserté. Désormais, la place qu’il reste est grande comme un désert. On voit, ici et là, des carcasses vides qui ont abrités des personnes. Mortes, disparues, ou parties vivre au ministère. La disparition et la mort, c’est ce à quoi il pense en premier, Neville. Parce que finalement, il est pessimiste en ce moment. Il préfère ça à la désillusion constante d’une promesse qui s’évapore. Tout le temps, elle s’évapore. Alors il se promène ici, mets le doigt sur ce qu’a été la vie des gens, au cœur de ce chantier moldu terni, jamais terminé, en ruine autant qu’en construction. Il effleure les espoirs, les doutes, les peurs de ceux qui ont élu domicile dans ce monde qui n’est pas le leur. Ça le fait se sentir moins seul. Parce que le ministère il a beau grouiller de monde, il s’y sent si seul, Neville. A vrai dire, il a rejeté consciencieusement toutes les personnes sensées lui être proches, leur laissant un espace large, si large, qu’ils se sont tous éloignés. Et lui, il est resté. Compagnon de sa solitude. Il a gardé un œil sur tout le monde, parce que finalement il ne peut pas tous les abandonner. Mais de loin, sans interférer, tandis qu’il voguait à la dérive. Concentré sur son travail, sur la suite des évènements. Rien ne l’a éloigné du chemin. Déterminé, jusqu’au bout. Miné de l’intérieur, il veut survivre maintenant Neville, sans toucher aux bombes. Elles pourraient exploser. Il pourrait faire du mal, sans le vouloir. Il avance sur des œufs et il fait ce qu’on attend de lui. Tout simplement. Il a grandi le gamin, il s’est endurci, les cals sur ses émotions le prouvent. Son visage s’est fait dur, son regard minéral. Et il est là, à nouveau. Il est là.
Ses pas se font plus lents, il monte dans la tour délabré et il se souvient. De lui qui arrive, pantelant, ensanglanté, brûlé. Ils ne sont qu’une poignée et il supplie. Il supplie pour sa vie, pour ceux qui l’ont suivi. Il demande un asile en courbant la tête parce que le manoir Shafiq a brûlé. Parce que Mafalda est partie. Parce que tout s’écroule et qu’il espère trouver le refuge dont il a besoin. Fragilisé soudainement, le seul salut qu’il a trouvé c’est, comme d’habitude, auprès de Victoire. En elle, il a toujours puisé ses forces, depuis le début. Même quand elle est partie, qu’elle a emporté un bout de lui et lui a gardé un morceau d’elle. Pour avoir un peu de son courage, pour qu’elle ne parte pas complètement. Il lui en veut, terriblement, et rien ne s’est jamais arrangé mais finalement, il a toujours assuré ses arrières. Même quand elle ne le savait pas. Après tout, sans elle dans le paysage, tout serait un peu plus fade.
Perdu dans ses pensées, il n’entend qu’au dernier moment le bruissement sur sa droite. Un bruit de métal. Il se fige instantanément, aux aguets. La proie, de nouveau. On ne perd jamais les vieux réflexes. Silencieux comme une ombre, il entre dans la pièce. Elle sursaute. Lui aussi. Il ne s’attendait pas à la trouver là, Victoire. Dire qu’il pensait à elle la seconde d’avant. Le destin peut être farceur. Fallait-il vraiment qu’ils se retrouvent maintenant ? Maintenant que tout redevient un peu plus calme. Qu’il ne fait plus de vague, qu’il se contente de faire son travail. Il pense à s’en aller, à s’excuser et à s’en aller mais elle prend la parole la première. Et il ne peut que lui répondre. Parce que dans sa voix, il sent la fêlure incertaine. Il la connaît par cœur, il n’y peut rien. Il lit en elle comme elle lit en lui. Un livre ouvert aux mots transparents qui s’agrippent aux sentiments, aspire toute la haine, ne laisse que la compassion et l’attachement. Parce qu’ils ont beau se déchirer, elle est sa meilleure amie, Victoire. Depuis le début de cette guerre, ils ont beau être d’accord sur le fond, pas sur la forme, ils ont toujours été là. Et la voir comme ça, ça ne lui plaît pas. Elle joue à la dure, à celle qui supporte tout. Comédienne. Un sourire vient fendre le visage de Neville. C’est pas un vrai sourire, juste un simulacre, pour se moquer un peu. Elle doit déjà se douter de sa réponse. « I don’t know if you notice but when you’re a mess, I am too. Guess we are still connected after all. » étrangement, les évènements dans leurs vies respectives se sont enchaînées, chacune leur tour. S’abattant lourdement, sans relâche, dans une parfaite synchronisation. Pas les mêmes des deux côtés, mais chacun a vu la vie de l’autre tomber en morceau. Forcément, ça ne laisse pas indifférent. Ses yeux se baissent sur les mains de la blonde, crispées sur du papier glacé où des visages souriants défient l’objectif. C’est eux, il reconnaît tout de suite le cliché. Seamus. Elle. Et lui. Souvenir terni dont il ne reste que la photo désormais. Il se demande pendant une fraction de seconde ce que dirait Seamus. Mais Seamus, il est parti. Et eux, ils ne sont plus vraiment là non plus. Quelle connerie la guerre. « Came to take the rest of your stuff ? I’m guessing that your toys are missing you ». Un autre sujet, pour éviter de parler de celui qui pique. Pour lui redonner courage, l’empêcher de penser, la jolie blonde aux ailes brûlées. Pour l’empêcher, lui aussi, de penser. Parce que finalement, maintenant, les seuls moments où ils se retrouvent, c’est pour parler de la suite des opérations. Un constat sans cesse froid, sans appel. Eux qui avaient l’habitude d’échafauder un futur, qui ne parlaient que d’une nouvelle paix, qui se donnaient mutuellement du courage. Sont-ils uniquement ces deux inconnus qui se sont un jour ouverts à l’autre ? Il n’y croit pas, Neville. Parce qu’à chaque pas qu’elle a fait, il le savait. Il la suivait. Sans rien dire, juste pour être là, au moindre pépin. Quand Azkaban l’a dévoré, il était là pour l’en sortir. Quand le château a brûlé, il s’est assuré qu’elle en était sortie. On ne laisse personne derrière, surtout pas elle. « I’m not here to talk about our next move or spying on you. Just for you to know. I didn’t know that you wanted to come. I am usually alone here »



As long as we're together, does it matter where we go?

'Cause they say home is where your heart is set in stone. is where you go when you're alone. Is where you go to rest your bones.  


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