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(they can keep me high, 'til i tear the walls.)

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MessageSujet: (they can keep me high, 'til i tear the walls.) Mar 21 Juil - 2:10


    they can keep me high, 'til i tear the walls.
Daphné. Daphné, la langue qui claque contre le palais. Daphné, d’un ton susurré. Daphné, une longue plainte dans la nuit. Daphné. Elle n’a plus que ce prénom à la bouche. Les autres mots s’entassent dans sa gorge, l’étouffent, et elle reste là, à attendre que son réveil magique s'éveille officiellement pour se redresser sur son matelas crasseux. Voldemort lui avait promis, pourtant, il lui avait juré qu'elle aurait ce pour quoi elle a toujours aspiré - richesse et tranquillité. Elle ne veut pas le monde, Astoria, elle ne veut pas la popularité et l'intelligence suprême, ni même de la reconnaisse : elle veut juste qu'on la laisse couler dans une eau claire et aromatisée à la rose, elle veut qu'on l'abandonne au bord d'un gouffre et que l'air - la liberté - lui mette une claque mémorable, elle veut qu'on l'oublie, tout simplement. Elle ne veut plus, Astoria, de ces regards libidineux, de ces mains baladeuses, de ces soupirs rauques. Elle veut autre chose, cette vie interminable et parfaite, fabuleuse et éphémère. Elle veut trop, Astoria, et si peu à la fois. Horrible engrenage dans lequel elle sombre inlassablement.

Son soupir se perd dans l'air de sa chambre confinée alors qu'elle s'habille de sa robe sombre. Elle lui arrive aux genoux, la robe, comme les moldus. Elle lui arrive aux genoux et cela lui donne un air de fille de petite vertu. Mais elle n'y peut rien, Astoria, si elle aime la mode de là-bas. Elle enfile ses chaussettes puis ses baskets dans un silence de plomb, admirant le magnifique bordel qu'est sa tenue et finir par attacher ses cheveux en silence, déplorant son apparence. Elle était princière, autrefois, Astoria. Elle se parait de jolies robes sombres et longues, de belles chaussures hautes qui lui faisaient des jambes kilométriques. Puis sa famille est tombée dans la disgrâce, et seul son malheur a été kilométrique. Non, même pas se souvient-elle, c'est sa lassitude qui s'étend sur monts et vallées. Son malheur, lui, n'a d'existence que dans le plus beau des scénarios ou elle n'a ne serait-ce qu'un coeur. Ce n'est plus le cas, désormais, on lui a volé.

Enfin prête, sans jeter un regard sur son miroir condamné, l'enfant de Morgane s'extirpe de sa prison en carton et s'enfonce plus profondément dans l'allée des embrumes ou elle a élu domicile. Dès ses premiers pas, Astoria sent une présence dans son dos. Pas comme quelqu'un qui chercherait à vous sauter dessus, vous voler, vous frapper, ou même vous violer dans le silence morbide d'une rue sombre. Non. Comme quelqu'un qui vous suit, qui regarder chacun de vos pas et assimile vos faits et gestes. Comme quelqu'un qui vous surveille, qui s'intéresse à votre quotidien pathétique. Cela faisait plusieurs fois qu'elle surprenait l'individu mais il a toujours été assez bon pour qu'elle ne puisse pas le coincer. Mais cette fois - cette fois se répète-t-elle, elle va l'avoir.

C'est donc comme chaque jour qu'elle se dirige vers la Couronne Brisée ou elle travaille à temps complet, espérant payer son loyer. Le chemin est rapide - il n'y a personne à cette heure-ci. Jamais elle ne se retourne pour voir qui la suit mais elle sait, elle sent encore le regard sur sa nuque qui la brûle. Il faut dire qu'Astoria n'est pas une grosse tête, jamais, mais elle est bonne observatrice. Et bonne menteuse. Alors comme chaque jour, elle entre dans le pub, elle enfile son tablier blanc couvert de diverses tâches douteuses et se dirige sagement vers la réserve pour attraper les premiers petits déjeuners aux couleurs peu affriolantes dont Peter - un habitué - raffole. Il est là, d'ailleurs, qui rentre.

Elle se dirige vers les tables quand elle aperçoit que l'intrus n'est définitivement pas Peter. Grand, élancé, astatique, brun surtout, il n'a pas l'air d'un habitué. Il ne lui faut qu'un petit sort pour fermer toutes les portes de sa prison et c'est d'un pas léger qu'elle s'approche de l'inconnu, sourire forcé et bras croisé alors qu'elle a posé le déjeuner sur une table. « Qu'avons-nous là? » crache-t-elle en l'observant de haut en bas. Elle n'a pas l'air aimable, elle n'a pas l'air abordable. Elle a l'air acide, la gamine, l'air acide des gens qui ne craignent plus grand chose. « Qui t'envoie? » demande-t-elle finalement en le regardant, brandissant finalement sa baguette après une légère hésitation - Astoria n'a jamais été duelliste et a toujours préféré frapper avec ses poings pour se battre. Triste réalité, encore une fois.
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