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Do or Do not, there is no try [Uranie-Tobias]

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ϟ BAGUETTE MAGIQUE : Bois de sapin, écorce de saule cogneur, vingt-six centimètres et demi. Prédisposée à la métamorphose.
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MessageSujet: Do or Do not, there is no try [Uranie-Tobias] Jeu 6 Aoû - 7:55


Do or Do not, there is no try


On avait réussi notre coup. Le Ministère se trouvait actuellement entre nos mains, et les hommes du Grand Méchant Loup s’étaient vus forcer d’évacuer les lieux et de se réfugier à Poudlard. Fort heureusement, les cours étaient terminés pour cette année. Il n’y avait donc – normalement – aucun élève entre ces murs. Le hic, c’était que ça ne changeait pas grand-chose. Ce n’était pas parce qu’ils n’étaient pas à Poudlard qu’ils n’avaient pas d’informations sur eux pour les trouver si tel était véritablement leur désir. J’espérais que non. Je priais pour que ce ne soit pas le cas. Après tout, suite à une telle défaite, leur ego devrait les pousser à récupérer ce qu’ils avaient perdu, à moins qu’ils ne soient plus vicieux encore que ce que je pensais… Ah la la, je commençais à en avoir marre de toutes ces idées noires, et puis d’où elles sortaient ? Depuis quand étais-je aussi négatif sérieux ? A force, je ne pourrais bientôt plus me définir comme étant amical, positif et surtout rêveur… Ma personnalité de base s’était littéralement assombrie à cause de toutes ces histoires.

Bref, ce n’était pas tellement le moment de penser à tout ça. Ma journée de travail s’était enfin terminée ! Il était temps. Comme d’habitude, je m’étais vu forcer de rester plus tard que prévu, et comme d’habitude, il y avait eu des histoires, ou plutôt des problèmes. Hmm… Techniquement parlant, je ne devrais même plus appeler ça des problèmes sachant que c’était une habitude, une véritable routine. Il ne se passait jamais une semaine sans épisode de violence dans cette taverne. Le Cavalier sans Tête. Quatre années s’étaient déjà écoulées depuis que j’avais postulé et obtenu un boulot ici en tant qu’employé, et pourtant, j’étais toujours aussi choqué d’assister à tant de stupidité de la part de nos clients. Le pire, dans tout ça, c’était que ça dégénérait bien plus souvent avec les habitués qu’avec les rares – très rares – nouveaux clients. Franchement, j’en arrivais à soupçonner le patron de les encourager à foutre le bordel pour animer Knockturn Alley et continuer d’alimenter les rumeurs. Certains clients – parmi les nouveaux – venaient parfois simplement pour voir si les rumeurs étaient vraies. Malheureusement pour eux, ils finissaient toujours par payer le prix de leur curiosité. Et j’étais là pour ramasser les pots cassés, finissant légèrement cassé au passage aussi.

Et oui, travailler dans cette taverne avait ses inconvénients. Les nombreuses bagarres que je me devais d’interrompre avant qu’elles ne tournent au carnage étaient l’un d’entre eux. Cette partie du boulot n’était même pas la plus dangereuse en plus. Ici, les clients ivres avaient la baguette facile et, parfois, ça dégénérait tellement que ça partait en bataille générale avec tous les clients et les employés qui s’attaquaient à coups de sortilèges ou de poings. Yep, tout ce qu’ils voulaient, c’était se défouler, évacuer la frustration – ce que je trouvais parfaitement compréhensible. Et donc, peu importait la manière. Ici, tous les coups étaient permis, et aucune plainte n’était portée : c’était comme ça que ça marchait. Qu’est-ce qui était plus dangereux que les bastons générales dans la taverne ? Simple, les combats organisés. Illégaux, évidemment. Ajouté à cela, y’avait des paris sur les combats, et le patron aimait faire participer ses employés. Lui-même s’offrait parfois de petits duels pour le fun. D’un autre côté, cet emploi avait ses avantages. Non seulement, j’étais payé, mais en plus je passais complètement inaperçu. En tant que Résistant, c’était le compromis parfait. Certes, je prenais beaucoup de coups, et me retrouvais assez souvent dans des états pas possibles, et j’avais les cicatrices pour le prouver. Cependant, en bossant ici, à Knockturn Alley, on ne faisait pas attention à moi, et jamais on ne me soupçonnerait d’être un Résistant sous les ordres directs de l’ennemi numéro 1 : Neville Longbottom.

Ce soir encore, je n’étais pas ressorti en un morceau du boulot. Deux abrutis avaient commencé à se chercher – allez savoir pourquoi – et j’étais intervenu pour les stopper avant qu’ils n’entraînent d’autres clients dans leur crise de nerfs. Résultat, j’avais une nouvelle coupure toute fraîche sur la joue, et une autre sur l’avant-bras un peu plus conséquente. Rien de bien alarmant, ce n’était pas des blessures mortelles, mais j’étais sans doute parti pour un autre mini-sermon, ou un soupir d’exaspération, voire un roulement des yeux de sa part. Bon, fallait la comprendre en même temps, je devais être le pire patient de toute sa carrière ! Pour ma défense, c’était mon emploi qui voulait ça. D’ailleurs, elle me soignait en dehors de l’hôpital Sainte-Mangouste, et de façon plus ou moins bénévole. Personnellement, j’étais prêt à la payer pour tous les soins qu’elle m’avait procurés, et pour toutes les fois où elle m’avait sauvé la vie, mais elle refusait. Apparemment, ce n’était pas pour l’argent qu’elle faisait ça. Yep, c’était une véritable soigneuse dans l’âme. Chose que j’avais été ravi de comprendre au fur et à mesure des visites nocturnes que je lui rendais quand je finissais blessé après le boulot. Entre les clients de la taverne au jour le jour, et les membres de la brigade – voire les Mangemorts – quand j’opérais pour la Résistance, je passais suffisamment de temps confronté aux pires côtés de l’humanité.  Cela me faisait donc un bien fou de la voir à chaque fois. Pour moi, elle représentait l’incarnation des bons côtés de l’humanité. Son nom ? Uranie.

J’avais croisé sa route quelques années plus tôt. En fait, j’avais recroisé sa route quelques années plus tôt, sachant qu’elle était élève à Poudlard avant, tout comme moi. Elle avait terminé sa scolarité avant moi par contre. Ce soir-là, j’avais comme-qui-dirait loupé ma tentative de transplanage. Résultat, j’étais apparu je-ne-savais-plus-trop-où et lui était pratiquement tombé dessus. Étais-je tombé du ciel ? Non, quand même pas. Mais je m’étais littéralement déposé à ses pieds, à moitié-mort et couverts de blessures. Depuis, et au cours des mois – et années – qui suivirent, j’avais petit à petit pris l’habitude de débarquer chez elle pour me faire soigner bénévolement. La dette que je lui devais était énorme, et en tant qu’ex-Poufsouffle, je comptais bien lui rendre la pareille d’une manière ou d’une autre avant d’y passer définitivement. Sur ce, il était temps d’y aller. Je venais tout juste de sortir de Knockturn Alley quand je décidai de transplaner une première fois. Je réapparus dans une petite ruelle du monde des moldus, avant de faire quelques pas – vérifiant de chaque côté que personne ne me voyait – pour transplaner de nouveau. Nouvelle ruelle, mais bien plus proche de mon objectif cette fois-ci. Et enfin, dernier transplanage. Pour le coup, je réapparus directement chez Uranie, à l’intérieur de son appartement, juste devant la porte d’entrée. Je chuchotai alors :  « Allô ? Y’a quelqu’un ? » Je patientai quelques secondes avant d’ajouter avec un petit sourire en coin, j’étais clairement amusé par cette routine malgré mes blessures. « Youhou ! C’est ton faux-patient préféré… »

Je fis un pas en avant. Pour le coup, j’espérais que je ne m’étais pas trompé d’appartement quand même ! Bon, j’étais fatigué, ok. Mais je n’étais pas épuisé à ce point. Hmm… Elle n’avait pas dû m’entendre chuchoter. En plus, elle ne s’attendait peut-être pas à ma visite ce soir. Mes yeux s’écarquillèrent quand une pensée fit soudainement son apparition dans mon esprit. Je fus tellement pris au dépourvu par cette idée que j’en oubliais de chuchoter et énonçai à voix haute : « Ô pitié… Me dites pas qu’elle dort… » J’espérais vraiment ne pas la déranger pour le coup. C’était la dernière chose que je désirais.
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ϟ SANG SORCIER : sang-mêlé, aucune idée d'où te vient le peu de sang moldu. mais, c'est le dernier de tes soucis.
ϟ PROFESSION : médicomage, plus qu'une vocation.
ϟ ANCIENNE MAISON : la noble maison de rowena serdaigle, les aigles érudits et sages.
ϟ BAGUETTE MAGIQUE : bois d'épicéa, crin de licorne, vingt-quatre virgule dix-huit centimètres, prédisposée aux soins de guérison.
ϟ PATRONUS : un lapin, allez savoir pourquoi.
ϟ ÉPOUVANTARD : ta soeur te lançant un avada kedavra pour l'avoir dénoncé. alors que oui, elle est cracmole.
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MessageSujet: Re: Do or Do not, there is no try [Uranie-Tobias] Ven 7 Aoû - 15:58


Do or Do not, there is no try


La nuit tombe sur Londres. Confortablement installée sur ton lit, ta nuisette fraîchement enfilée, les pages défilent sous tes yeux sans que tu n'y portes grande attention. A dire la vérité, tu n'as ni l'envie ni la motivation de finir ce roman moldu qui trône sur ton chevet depuis des semaines. Ton cerveau ne cesse de ressasser ta journée à l'hôpital. En soit, la journée n'a pas été trop dure. Du moins, tu as déjà connu bien pire comme journée, que cela concerne la charge de travail ou la gravité de l'état de santé des patients. Mais, tu te rappelles avoir croisé tes parents au détour d'un couloir, ton père le bras en écharpe, ta mère le soutenant d'un côté. Bien évidemment, il t'a été impossible de leur adresser la parole. Et le regard noir qu'ils t'ont lancé, t'a immédiatement ravisé. Tu t'es inquiétée pour ton père mais l'impossibilité de te rassurer était bien là. Alors, tu as continué ton chemin, la tête haute, le cœur meutri par tes actes. Tu soupires. Tu regrettes tellement ce que tu as fait. Tu n'aurais pas pu supporter de les savoir tous morts pour avoir tenté de garder Hestia dans le monde sorcier qui était devenu dangereux pour elle. Selon toi, elle est bien plus en sécurité dans le monde moldu qu'en plein milieu d'une guerre froide ; et si c'était à refaire, malgré tout les remords que tu ressens, tu le referais sans hésiter. Seulement, si tu avais su, tu aurais profiter de ton dernier Noël en famille. Car chaque Noël est comme le dernier. Et finalement, alors tu ne cesses de te rappeler la visite de tes parents, Morphée finit par t'accueillir dans ses bras, prête à t'emmener au pays des merveilles.

Un bruit sonore se fait entendre dans ton appartement. Une voix chaude et masculine l'accompagne. Tes yeux papillonnent, tu te redresses, ne comprenant pas la provenance de cette voix. Cette élocution te semble pourtant familière mais tu n'arrives pas à mettre le doigt dessus. La voix résonne de nouveau, bien plus forte que précédemment et prudemment, tu sors de tes draps, attrapant ta baguette en bois d'épicéa qui accompagne ton bouquin. Avec les temps qui courent, on n'est jamais trop prudent, penses-tu. Rares sont les personnes qui ont l'autorisation de transplaner directement à l'intérieur de ton appartement, mais il vaut mieux prévenir, n'est ce pas ? Tes pieds t'emmènent directement dans l'entrée, tes yeux, autrefois endormis, semblent être sur le pied de guerre, et ta position d'attaque ne ment pas. Seulement, quand tu arrives à destination, ce n'est pas un cambrioleur que tu trouves. Un soupir de soulagement quitte tes lèvres rosées et ta baguette se baisse d'elle même. Non, effectivement, la voix que tu as entendu était bel et bien familière. Tobias se tient devant toi, blessé comme à son habitude, ce qui lui vaut un regard exaspéré de ta part. « Par Merlin ! La prochaine fois, évite de me faire peur comme ça ! J'aurais pu te blesser ! » Et il aurait été regrettable de le blesser plus qu'il ne l'est déjà, non ? Sans plus attendre, tu t'approches de ton visiteur de nuit et ton doigt glisse doucement sur la coupure de sa joue, analysant rapidement l'étendu des dégâts. Seulement, Tobias ne serait pas venu ici s'il s'agissait d'une simple coupure à la joue. A moins qu'il n'ait quelque chose derrière la tête. Alors, tu fronces les sourcils et ton regard inquisiteur essaie de trouver la moindre trace d'une éventuelle autre blessure. Et bingo ! Du sang perle sur son bras, provenant tout droit d'une belle plaie conséquente. Celle-ci semble bien plus profonde et en quelques secondes, tu sais déjà que tu devras utiliser un peu d'essence de dictame pour sa contusion. Un nouveau soupir franchit la barrière de tes lèvres, totalement différent des précédents et d'un geste de la tête, tu lui désignes le canapé. « Allez va t'installer, je vais te soigner ça. » De loin, tu le couves du regard, t'assurant qu'aucun autre symptôme ne montre le bout de son nez. Puis, une fois installé, tu pars chercher ta trousse médicale dans la salle de bain.

Tu te rappelles encore de la fois où tu as trouvé Tobias dans un état dix fois pire que celui-ci. Seul Merlin sait comment il s'était retrouvé sur ta route alors que tu rentrais d'une garde de nuit mais tu avais tout de suite réagi. Sans plus attendre, tu l'avais embarqué chez toi grâce à un transplanage d'escorte et tu avais procédé à tous les soins nécessaires pour qu'il retrouve un état stable. Et de cette manière, au fil des mois, le soigner était devenu une habitude. Bien évidemment, tu n'avais rien réclamé du tout en échange. Tu ne voulais pas d'argent, ce n'était pas dans ton éthique. Tu le soignais parce qu'il avait besoin de soins et peu t'importait que tu n'es aucune rémunération, tu ne faisais pas ce métier pour les gallions qu'il pouvait rapporter. Et aujourd'hui, rien n'a changé, si ce n'est la situation dans laquelle se trouve le monde.

Tu reviens après quelques minutes, le matériel adapté à la main, tes mains venant de passer par l'étape antisepsie. Tu t'assois à ses côtés et d'un geste habile, tu récupères tous les produits dont tu auras besoin. « Tu sais que tu vas finir par te tuer ? » dis-tu sur une voix pleine de reproches alors que tu te mets à soigner la blessure la plus importante.
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The most important leaf in human history. It’s full of stories, full of history, and full of a future that never got lived. Days that should have been, but never were, passed onto me. This leaf isn’t just the past, it’s a whole future that never happened.-byendlesslove
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MessageSujet: Re: Do or Do not, there is no try [Uranie-Tobias] Sam 8 Aoû - 1:25


Do or Do not, there is no try


Comme à mon habitude, mon apparition s’était voulue la plus silencieuse possible afin de ne pas alerter les voisins. Il était assez tard après tout, ce qui signifiait que ceux-ci étaient soient tranquillement posés sur leur canapé à discuter calmement, soit ils dormaient. Naturellement, par respect pour ces gens, j’avais tâché de faire le moins de bruit possible en tranplanant. En Grèce, mon travail de Magizoologiste me forçait parfois à traquer des créatures magiques pendant plusieurs jours d’affilée pour étudier leur mode de vie. Et donc, ce n’était pas avec mes capacités d’humains que j’aurais pu y parvenir. Je devais donc recourir au transplanage pour les suivre partout – tout en conservant une certaine distance – sans pour autant me faire repérer. Or, le transplanage fait énormément de bruit à la base. Je m’étais donc entraîné à transplaner le plus discrètement possible, transformant ainsi le crac sonore en un crac à peine audible. Ici, pour le coup, je m’étais fait suffisamment discret pour ne pas alerter tous les voisins, mais j’avais fait suffisamment de bruit pour alerter Uranie dans le cas où elle serait présente. Je n’étais pas un cambrioleur. Mon but n’était pas d’entrer ici sournoisement pour aller lui piquer ses objets de valeur, ou encore fouiller dans ses tiroirs pour allez vendre ses dessous au marché noir… Non, j’étais normal. Un peu bizarre parfois, mais toutes mes cases étaient là.

Donc, comme je le disais, je n’étais pas là pour la cambrioler mais pour la voir. Je n’avais donc aucune raison de me faire trop discret. Au départ, je n’avais obtenu aucune réponse après mes chuchotements pour savoir si elle était là, si bien que j’avais fini par craindre d’être arrivé trop tard pour une consultation. Je ne souhaitais pas du tout la priver d’un sommeil qu’elle méritait largement au vu de ses journées de travail infernales. Je n’étais pas médicomage, mais je me doutais de la charge de travail qu’elle devait avoir. De même. Je n’avais pas toujours été le plus gentil des patients – et ce malgré le fait qu’elle me soignait bénévolement – et je savais donc exactement que certains patients se défoulaient gratuitement sur leur soigneur afin d’évacuer leur frustration. Personnellement, je l’avais fait, et plus d’une fois. Oh oui, je m’étais lâché ici, me plaignant de mon travail surtout et de tout ce que je devais y faire malgré moi. De temps à autre, je gueulais tellement fort qu’elle s’était vue forcer d’utiliser le sortilège de mutisme sur moi pour que j’évite de déranger les voisins, et de lui casser les oreilles au passage. Bref, tout ça pour dire que si jamais je la réveillais, je me sentirais super mal pour elle. Déjà que je lui devais beaucoup… Hmm ? Elle était réveillée apparemment puisque j’entendais de petits bruits de pas. Je la vis alors faire son apparition et restai bouche bée face à elle. Elle était là, devant moi, vêtue d’une nuisette et baguette à la main prête à me jeter un sort. Euh… Étais-je en train de rêver ou elle avait vraiment adopté une posture d’attaque ?

Quel accueil ! Moi qui venait gentiment lui rendre visite, j’étais reçu comme un potentiel criminel, sous prétexte qu’il était un peu – trop – tard et que j’avais l’air dangereux avec ses entailles sur la joue et le l’avant-bras. Bon, l’avantage, c’était qu’elle n’était pas du genre à se laisser faire attaquer vu comme elle avait décidé de m’accueillir avec sa baguette déjà levée. Elle aurait pu me blesser d’après elle. Pour le coup, je me demandais bien quel sort elle s’était apprêtée à lancer dans le cas où j’aurais été une menace. Quels sortilèges offensifs connaissaient les médicomages quand leur pensée première était généralement de soigner et non de blesser ? Le moment de frayeur passé, Uranie passa aussitôt en mode auscultation avec son doigt sur ma joue, inspectant la coupure attentivement avant de passer au reste de mon corps pour voir si j’avais autre chose à soigner. Elle tomba alors sur l’entaille de mon avant-bras et, après quelques secondes, poussa un soupir avant de m’indiquer le canapé d’un signe de tête tandis qu’elle partait chercher son kit médical. Je m’exécutai aussitôt, m’affalant presque sur celui-ci après cette longue journée de boulot. Combien de temps encore serais-je forcé de travailler là-bas ? Quand pourrais-je retourner en Grèce pour exercer le métier que j’ai toujours voulu exercer ? Quand pourrais-je enfin reprendre le cours normal de ma vie qui avait complètement dévié de sa trajectoire 4ans plus tôt ? Mouais, même après tout ça, je voyais mal ma vie reprendre comme si de rien n’était… Beaucoup trop de choses s’étaient passées. Tandis que mes pensées commençaient à assombrir mon humeur, je tâchai de me reprendre rapidement avant qu’Uranie ne revienne. Je n’étais pas venu ici pour l’entraîner dans mes pensées négatives. Allez, grande inspiration, et profonde expiration. Voilà, on est reparti !

«Encore merci, Uranie. Tu me sauves la vie une nouvelle fois.  » Honnêtement, je ne savais pas du tout combien de fois je l’avais remercié depuis que tout avait commencé, mais autant dire que si elle gagnait un gallion à chaque fois, elle n’aurait sans doute plus besoin de travailler. De retour dans le salon avec ce qu’elle était partie chercher, elle ne tarda pas à se poser près de moi sur le canapé pour débuter son opération. De mon côté, j’avais le regard fixé sur le sol. Comme à mon habitude, j’avais un peu de mal à croire qu’elle acceptait de me soigner comme ça, sans rien demander, alors qu’au vu de sa tenue actuelle et de sa réaction précédente, il y avait de fortes chances pour que je l’aie réveillée. Et pourtant, elle était là, de nouveau prête à s’occuper de mes blessures. Est-ce que je méritais une telle attention ? Absolument pas. Mais bon, de nos jours, il n’y avait plus grand monde qui méritait pareil service. Il ne devait plus en rester beaucoup des innocents, complètement innocents. D’ailleurs, la raison pour laquelle je n’allais pas à l’hôpital pour soigner mes blessures, c’était pour éviter d’avoir à répondre aux questions des soigneurs sur l’origine de ces blessures. Il ne leur faudrait pas longtemps pour comprendre ce qu’il se passait et faire fermer la taverne. Au départ, avant de rencontrer Uranie, je m’en occupais tout seul – façon moldue – et ça n’avait rien d’une partie de plaisir. Cette femme m’avait épargné bien des souffrances en acceptant de s’occuper de moi de cette façon, et je ne savais toujours pas quoi faire pour lui rendre la pareille. Je lui devais beaucoup trop.

Des reproches vis-à-vis de mon mode de vie ? Compréhensible, surtout de son point de vue à elle. Elle savait très bien d’où me venaient ces blessures, et elle savait aussi parfaitement que ce ne serait pas la dernière fois. Un jour où l’autre, je ne reviendrais pas pendant longtemps et elle comprendrait d’une façon ou d’une autre que je n’y aurais tout simplement pas survécu. J’évitais généralement de penser au stress que je lui faisais sans doute subir. Pourtant, elle n’était pas sans cœur et je le savais. Qu’elle le montre ou pas, elle devait un minimum s’inquiéter pour mon bien-être et c’était avec ce genre de questions de sa part que je le comprenais. Le truc, c’était que pour l’instant, je n’avais pas de solutions à lui offrir. Je choisis donc de dévier la question et de changer de sujet. « Oh, je n’en doute pas. Si je continue à débarquer si tard, tu finiras par me tuer. La question qui se pose maintenant c’est…comment ? Tout en faisant mine de réfléchir à la question, je tournai mon regard vers elle pour l’observer de haut en bas, puis de bas en haut de façon exagérée, avant d’arriver à une conclusion dont je lui fis part. « La logique voudrait que ce soit en me jetant le sort que tu t’apprêtais à lancer tout à l’heure. Cependant, je ne sous-estimerais pas la faculté de pétrification de ce pyjama que tu portes… Excellent choix au passage.» Conclus-je avec un petit clin d’œil et l’air de celui qui pensait avoir tout compris en la comparant plus ou moins à une Méduse, voire un Basilic selon les points de vue. Il y avait des fois où je me demandais si le Choixpeau n’avait pas fait une erreur en m’envoyant à Poufsouffle. Il était pourtant évident que j’avais tout à fait ma place chez les Serdaigles au vu de mes capacités d’analyse et de déduction. Je n’avais rien à leur envier, si ce n’était le fait que mes réflexions étaient parfois un peu trop délirantes… Quoiqu’il en soit, je n’avais pas tort. Si je n’avais pas été distrait par sa baguette à la main, mon cœur se serait arrêté de battre sur le coup face à une telle vision : Uranie en nuisette. Ah quand je pensais à tous ces patients qui seraient prêts à s’arracher un bras pour être à ma place à l’heure actuelle… Bon, tant pis pour eux, et tant mieux pour moi, non ?

Il n’était sans doute pas très malin de ma part de taquiner la personne qui traitait mes blessures sachant qu’elle pourrait très bien choisir de me torturer à la place : elle avait les outils pour en tout cas. Mais bon, depuis le temps, elle devait y être habituée. Ce n’était clairement pas la première fois que je racontais n’importe quoi devant elle, et ce ne serait pas la dernière fois non plus. J’étais comme ça, et fallait faire avec ou m’envoyer bouler. Bien que je n’étais plus aussi naïf qu’avant, j’avais toujours du mal à rester trop sérieux trop longtemps. Or, si on commençait à parler du fait que mon travail finirait par – littéralement – me tuer un de ces jours, je finirais soit par redevenir maussade ou alors je me verrais forcer de préciser que ce travail me servait de couverture. Le hic, c’était que je me devais de conserver cette information pour moi. Non pas que je ne lui faisais pas confiance. Mais disons que c’était une information bien trop dangereuse à partager, autant pour elle que pour moi. Comme elle n’était pas au courant, je n’avais aucune raison de me méfier d’elle ou de m’inquiéter dans le cas où elle serait interrogée : elle ne savait rien, donc elle ne craignait rien. Ainsi, sachant que je conserverais cet emploi tant que le Grand Méchant Loup et ses sbires seraient présents, le plus simple était de changer de sujet plutôt que de lui mentir ouvertement. La Résistance avait encore beaucoup à faire. Récupérer le Ministère n’étant que la première étape, le plus dur restait encore devant nous.

Une fois encore, je me remis à penser à la posture qu’elle avait adoptée pour se défendre face à une invasion sur sa propriété. Avec mon parcours à Poudlard, mes étés avec ma petite sœur, mon travail en Grèce, mon poste au Chevalier sans Tête, et mes missions en tant que Résistant, on pouvait dire que j’avais une sacré expérience en matière de combats, duels, et batailles en tout genre. Ainsi, je pouvais affirmer que lorsqu’une personne se retrouvait dans une situation potentiellement menaçante, sa première réaction en disait long sur sa personnalité. Il en était de même pour un sorcier selon le premier sort qui lui venait à l’esprit. Il y  avait les paniqués qui faisaient tout péter, se blessant eux-mêmes par la même occasion ; les prudents qui jetaient un sort aléatoire pour tester la réaction de l’adversaire ; les agressifs qui frappaient fort sans se poser de question ; les radicaux qui cherchaient directement à éliminer la menace ; les réfléchis qui pensaient de suite à déstabiliser l’assaillant avant de le neutraliser ; et ainsi de suite. Chaque personne réagissait différemment selon son éducation, son expérience, sa personnalité et selon la situation. C’était la raison pour laquelle je m’interrogeais sur le sort qu’elle aurait utilisé. Qu’est-ce qui pouvait bien se passer dans la tête d’une ex-Serdaigle, médicomage, préfète et poursuiveuse à Poudlard, lorsqu’elle faisait face à un intrus dans son appartement ?

La fixant du regard tandis qu’elle s’occupait toujours de mon avant-bras, je lui demandai : « Dis-moi, tu avais quel sort en tête tout à l’heure ? » Voilà, la question était posée, et mine de rien – ni vu ni connu – j’avais subtilement changé de sujet. Était-ce passé comme une lettre à la poste ou avait-elle compris ma manœuvre ? Dans un cas comme dans l’autre, je ne comptais pas revenir dessus. Oui, je risquais ma vie à chaque fois, et je le savais parfaitement. Mais bon, pour survivre, on était parfois forcés de faire des choses qu’on n’avait pas envie de faire.
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MessageSujet: Re: Do or Do not, there is no try [Uranie-Tobias] Mer 12 Aoû - 17:20


Do or Do not, there is no try


Tu ne sais pas ce qu'il se serait passé si tu t'étais précipitée à lancer un sort contre Tobias, le confondant alors avec une de ces personnes malhonnêtes et cupides. Ce qui est loin d'être le cas de ton patient préféré. Il aurait été regrettable d'aggraver son cas, n'est ce pas ? Un sourire vient se loger sur tes lèvres quand il te remercie une nouvelle fois de lui sauver la vie alors que tu prends la direction de ta salle de bain, allant chercher ton kit de secours. Tu ne réponds pas, il te semble parfaitement normal de soigner les gens dans le besoin. Après tout, tu en soignes tous les jours et Tobias n'est pas le premier patient à qui tu sauves la vie. Il ne sera pas non plus le dernier. Autant dire, que toute ta vie, tu vas la passer ainsi alors plus rien ne peut t'empêcher d'exercer ta profession. Ni le sang, ni les diverses excrétions que peut sécréter le corps humain. Ce n'est pas non plus les patients mal lunés qui vont te pourrir ta vocation – et tu ne penses même pas à mentionner Breslinn, ce mec en est la preuve vivante que tu ne pourras jamais te détourner de la médecine, des autres. Et ce, malgré toutes les horreurs de ces dernières années.

Tu reviens finalement, ton matériel à la main. Tobias est à moitié affalé sur ton sofa et doucement, tu t'installes à ses côtés. Tu sors l'essence de dictame, du coton et de quoi désinfecter et pendant que tu analyses la plaie de son avant-bras, évaluant les dégâts d'un œil expert, tu ne peux t'empêcher un commentaire sur son mode de vie. Toutes ces blessures finiront un jour par avoir raison de lui et ça, tu le sais pertinemment. Alors, quand Tobias ne débarque pas pendant plusieurs jours chez toi, tu ne peux t'empêcher de t'imaginer le pire. Mais, le pire n'est jamais arrivé. La mort, cette dame au long manteau noir, Tobias l'a déjà aperçu plus d'une fois et heureusement pour lui, jamais, elle n'a posé les yeux sur lui. Ou tout du moins, si elle l'a fait, elle l'a raté des yeux. Tu désinfectes sa plaie principale avec délicatesse pendant que tu écoutes les hypothèses de Tobias sur sa future mort dont tu serais la cause s'il continue à débarquer aussi tard. Tu lèves doucement les yeux au ciel quand il aborde le sujet de ta nuisette qui serait assez puissante pour pétrifier un homme. Cependant, son clin d’œil te fait esquisser un sourire et d'un geste habile, tu enlèves doucement le fragment d'un objet indésirable dans sa chair. Tu ne sais pas s'il avait vu que quelque chose s'était coincée dans sa plaie mais l'entendre te complimenter sur ta tenue vestimentaire plutôt légère, détourne son attention. Ainsi, la douleur qu'il ressent, se fait moins vive et c'est avec un regard désolé que tu relèves les yeux vers lui, déposant ainsi les éléments usés. « Si j'avais su que me trimballer en nuisette aurait pu te pétrifier avant même d'avoir pu dire Quidditch, je l'aurais fait bien avant.  Maintenant, j'aimerais bien pouvoir me concentrer. S'il te plaît. » Lui intimes-tu gentiment en ouvrant ton flacon d'essence de dictame.

Une goutte suffit pour cicatriser sa vilaine plaie et tu regardes la cicatrice rejoindre les autres. Tu ne les comptes plus, celles qui montrent avec clarté que ce métier dans cette taverne est bien trop dangereux pour lui. Il a beau être un homme, savoir utiliser ses poings à la perfection, il n'en reste pas moins mortel et tu n'arrêtes pas d'imaginer ce jour où quelqu'un lui portera le coup fatal. Évidemment, tu n'en montres rien. L'ancien Poufsouffle est loin d'être stupide, il doit se douter que le voir débarquer ne t'apporte que de l'inquiétude à son égard. Et plus les années passent, plus cette inquiétude s'amplifie de jour en jour, surtout avec les temps qui courent. Comme tu n'es pas stupide non plus. Sans vouloir te vanter, tu es plutôt perspicace dans ton genre alors, tu aperçois clairement Tobias détourner la conversation. Il ne souhaite pas parler du fait qu'il risque sa vie tous les jours, simplement en servant à boire aux alcooliques de la taverne de l'Allée des Embrumes, rien de bien rassurant si quelqu'un souhaite ton avis. Alors quand tu l'écoutes te demander quel sort aurais tu utilisé si tu l'avais malencontreusement confondu avec un malotru, tu comprends qu'il ne sert à rien de te lancer dans un monologue enflammé sur les risques de son travail. Il doit bien le savoir lui-même, pas besoin non plus qu'il se tape une argumentation de ta part. Il manquerait plus que ça.

« Je pense que je t'aurais stupefixié, avant de me rendre compte que tu étais loin d'être un cambrioleur et te lancer le contre-sort. » Réponds-tu avec un haussement d'épaule nonchalant alors que tu t'attaques à la blessure de sa joue. Délicatement, tu désinfectes avec professionnalisme puis appliques un peu de dictame afin de lui éviter un pansement affreux sur la joue. Quoi qu'un pansement aurait pu le rendre plus viril qu'il ne l'est déjà. Cependant, tu supposes que toutes ses cicatrices apportent dors et déjà son lot de virilité. « Franchement, j'aurais pu te faire mal. Imagine si tu étais tombé en arrière alors que je te stupéfixiais ? J'aurais eu une commotion cérébrale à traiter en plus de tes deux blessures de guerre. » Tu marques une petite pause, refermes le bouchon de ta potion désinfectante et de la bouteille de dictame. « Tu sais que tu aurais pu m'envoyer un patronus ? Certains l'utilisent comme messager. » L'informes-tu avec gentillesse. Serdaigle un jour, Serdaigle toujours.

Néanmoins, toujours de nature aussi curieuse, tu ne peux t'empêcher de te demander ce qu'il s'est passé cette fois-ci pour que cela dégénère à la taverne. La taverne du Cavalier Sans Tête a pour réputation d'être brutale et violente, et effectivement, tu le constates à chaque fois que Tobias transplane dans ton appartement, à des heures plus ou moins approximatives. Alors, comme à ton habitude, tu lui demandes, toujours aussi intéressée par l'origine de ses blessures : « Il s'est passé quoi cette fois-ci ? Tu t'es battu avec l'un des clients, j'imagine ? » Tes yeux sont inquisiteurs, prêts à démêler le vrai du faux, au cas où Tobias penserait que te raconter la vérité sur la violence de la bagarre serait bien trop difficile à supporter pour une femme comme toi.
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MessageSujet: Re: Do or Do not, there is no try [Uranie-Tobias] Jeu 13 Aoû - 5:22


Do or Do not, there is no try


Tandis qu’Uranie s’occupait de nettoyer et traiter mes coupures, je tâchais de jouer les parfaits petits patients. Traduction ? Je faisais tout pour détourner son attention afin qu’elle se concentre sur des sujets lambdas plutôt que sur des sujets en rapport avec la raison de ma présence. Est-ce que ça marchait ? Pour le moment, ça allait, mais bon, je venais à peine de commencer. D’ailleurs, j’étais loin d’être son premier patient et, depuis le temps, elle me connaissait suffisamment pour savoir quand je cherchais à la distraire et quand j’étais sérieux. Après tout, c’était auprès d’elle que je m’étais confié vis-à-vis de la mort de Finn. Elle était sans doute la seule personne à connaître toute la vérité sur ce jour-là. J’avais simplement informé la Résistance de sa mort, sans entrer dans les détails car je n’étais absolument pas en état de le faire. De plus, chaque membre – pratiquement – avait déjà perdu quelqu’un et donc vécu quelque chose de similaire, voire de pire. J’avais donc préféré éviter de leur faire part des moindres détails, dont le fait que j’avais été à l’origine du sort qui l’avait tué. Avec Uranie, ça avait été différent. Elle était extérieure à la situation sachant qu’elle n’avait aucun lien avec la Résistance. De plus, elle était médicomage, et savait donc comment écouter sans se montrer pressante. Et depuis le temps que je la connaissais, j’avais appris à lui faire confiance. Il fallait dire qu’elle passait son temps à me maintenir en vie, je ne pouvais donc pas dire que je me méfiais d’elle ou qu’elle était dangereuse. Ainsi, je m’étais confié à elle et lui avais tout dit. Elle était au courant pour l’usage de l’Imperium sur moi. Elle savait que j’avais été forcé d’affronter mon meilleur ami. Elle savait que j’avais été forcé de le pendre avec mon propre sortilège de prédilection : l’Incarcerem. Elle savait aussi que ma mémoire avait ensuite été altérée pour que je ne me rappelle pas du sorcier, ou de la sorcière, qui m’avait fait vivre tout ça. Uranie savait tout, ou presque puisqu’elle ne savait pas que j’étais un Résistant.

Après ma petite blague sur sa nuisette aux effets pétrifiants, elle m’avait gentiment demandé de la laisser se concentrer. Elle n’avait pas tort pour le coup. Ce serait vraiment bête de la déconcentrer quand il était dans mon intérêt qu’elle se donne à 100%. Le truc, c’était que raconter n’importe quoi en donnant l’impression que j’étais sérieux, c’était mon truc. J’avais toujours été comme ça et c’était comme ça qu’on me connaissait et m’appréciait. Bien entendu, lors de certaines situations, les gens avaient juste envie de me balancer par la fenêtre… Je me rappelais encore de certaines réunions avec Neville et les autres des WNF où – alors que tout le monde était hyper sérieux et super concentré – je me mettais à déblatérer n’importe quoi juste pour alléger l’atmosphère. Étrangement, certains d’entre eux préféraient rester déprimants en parlant du fait qu’on risquait une nouvelle fois notre vie, allez savoir pourquoi. Personnellement, j’avais déjà mon emploi qui me stressait. Donc quand on ajoutait les missions de la Résistance et tout ce que cela comprenait, j’étais forcé de profiter de toute occasion pour relâcher la pression. Autrement, je finirais par devenir fou ou, pire encore, par quitter le pays. Or, c’était vraiment la dernière chose que je voulais : ce n’était clairement pas le moment de tout laisser tomber. Et pourtant, il m’arrivait d’y penser. Dire le contraire serait un gros mensonge. J’y pensais pratiquement chaque jour, comme beaucoup. Cependant, je me rappelais à chaque fois des raisons pour lesquelles je restais et continuais de me battre chaque jour.

Mes réflexions furent interrompues par une sensation de douleur qui m’était familière : l’essence de dictame. Ce truc était vachement pratique pour refermer les plaies ouvertes, je ne le niais pas.  Par contre, ça piquait salement ! Je me mis donc à grimacer de douleur pendant quelques secondes avant d’expirer profondément pour m’en remettre. Jetant un coup d’œil à mon avant-bras, je vis une nouvelle cicatrice faire son apparition. Une nouvelle blessure de guerre, un nouveau rappel sur la dangerosité de mon travail, une nouvelle marque qui servirait à me rappeler des sacrifices que je faisais pour sauver Londres de l’emprise du Grand Méchant Loup. Au départ, je m’étais amusé à les compter… Mais cela faisait longtemps que j’avais perdu le compte. La seule qui connaissait – potentiellement – le nombre exact était Uranie dans le cas où elle se serait amusée à les compter. J’espérais sérieusement que ce n’était pas le cas. Non seulement parce que ce serait déprimant, mais surtout parce que ça me ferait encore plus culpabiliser sachant que ces cicatrices n’étaient certaines pas les dernières que je dégoterais.  Je me demandais comment je réagirais à sa place… Me connaissant, je ne serais sans doute pas capable de faire comme elle et de continuer à soigner quelqu’un qui continuait délibérément à se battre et à se blesser. J’aurais fini par péter les plombs et par forcer – d’une façon ou d’une autre – cette personne à arrêter. La séquestration serait sans aucun doute ma première – fausse – bonne idée. Par la suite, je trouverais sans doute quelque chose de plus subtil, mais je ne parierais pas là-dessus. Cherchant toujours à la distraire, je l’avais interrogée sur le sort qu’elle comptait utiliser dans le cas où elle serait attaquée dans son propre appartement. Sa réponse m’amusa légèrement de par sa simplicité. La stupefixion était vraiment le sortilège de base pour neutraliser quelqu’un rapidement. Le problème, c’était qu’il manquait clairement d’originalité, ce qui le rendait particulièrement prévisible.

Je devais avouer que j’étais légèrement déçu quand même. J’aurais pensé que les médicomages seraient dotés de sortilèges bien plus sophistiqués. Dans le même temps, on voyait bien qu’elle n’était pas habituée aux duels entre sorciers, ce qui était une bonne chose. Cela signifiait qu’elle avait une vie bien moins dangereuse que moi et ça me rassurait. Sa baguette était clairement faite pour soigner, et sa mentalité allait avec : elle ne semblait pas capable de faire du mal à une mouche en temps normal. Cependant, au vu du monde dans lequel on vivait aujourd’hui, on n’était jamais trop prudent. Cessant de penser à tout ça, je me concentrai de nouveau sur ce qu’elle me disait. D’après elle, elle aurait pu me faire mal. Le sortilège de stupefixion ne pouvait pas blesser au premier abord, mais si je tombais mal – comme elle le disait – je pourrais me blesser sérieusement. Ajouté à cela, ce serait quand même le comble d’être mis KO par une guérisseuse alors que je venais justement pour me faire soigner. Par la suite, elle me fit réaliser que j’aurais pu envoyer un patronus afin de lui faire savoir que je venais. Pour le coup, je me mis à rire doucement pour ne pas faire trop de bruit et pour ne pas qu’elle pense que je me moquais d’elle. Le truc, c’était que je ne l’avais pas fait pour plusieurs raisons. La première, c’était que je n’y avais même pas pensé. Tranplaner dans son appartement directement était une chose, lui envoyer des messages pour vérifier si elle dormait ou pas en était une autre. D’ailleurs, dans un cas comme dans l’autre, je la réveillerais. Donc, je ne voyais plus trop l’intérêt en y repensant. La seconde raison, c’était que je ne savais pas comment faire vu que je n’avais jamais essayé. « Je n’ai jamais essayé d’utiliser mon patronus comme ça, et les sortilèges ne sont pas vraiment ma spécialité. Tu sais le faire toi ? »

Une question comme une autre. OK, elle était à Serdaigle mais cela ne voulait pas dire pour autant qu’elle savait tout faire, si ? Ce serait quand même assez marrant qu’elle me suggère de faire quelque chose qu’elle-même ne savait pas faire. Non pas qu’elle était du genre prétentieuse, mais le simple fait qu’elle suggérait l’idée laissait supposer qu’elle savait comment faire. Ma blessure sur la joue se referma complètement, ce qui m’arrangeait beaucoup. Je n’étais pas superficiel, mais ça restait mon visage. De plus, tous les moyens étaient bons pour ne pas paraître vulnérable auprès des autres. Plus l’entaille était large, et plus le risque de cicatrices était élevé. Donc, forcément, avec cette petite coupure sur la joue, il ne restait plus rien. L’essence de dictame était vraiment efficace. Apparemment, ma tentative de distraction avait échoué. En effet, Uranie avait tout de suite su lire dans mon jeu, et ne s’était donc pas laissé mener en bateau par mes questions ayant pour but de lui faire oublier la raison de ma venue. Le hic, c’était qu’il était un peu difficile d’oublier de demander comment je m’étais blessé quand on avait les entailles – ou plutôt les cicatrices – sous les yeux. Elle n’était pas bête, et je le savais parfaitement bien. Ainsi, la discussion n’aurait pu être véritablement détournée que si elle choisissait de laisser tomber le sujet. Néanmoins, sa curiosité était légitime. Au tout début, lorsqu’elle me soignait, elle ne me demandait rien et je ne disais pratiquement rien mis à part pour la remercier, encore et encore. Au fil des mois, je m’étais montré plus reconnaissant envers elle et donc plus bavard. La raison principale était le fait que j’avais fini par la reconnaître. Elle était devenue préfète à Poudlard, donc j’avais déjà entendu son nom à l’époque. Et comme je l’avais croisé à l’école à certaines reprises, je le lui avais fait savoir, et on avait alors commencé à parler de Poudlard.

La situation actuelle – avec les Mangemorts, le Ministère corrompu, et le Grand Méchant Loup – rendait difficile le fait de parler de notre école commune. Forcément, quand on savait ce qu’il se passait là-bas, ce n’était limite pas très sympa de notre part de nous rappeler des bons moments. Cherchant donc à savoir ce qu’il s’était passé et si je m’étais battu avec l’un des clients, je choisis de lui répondre honnêtement. Je pouvais sentir son regard sur moi : elle était à l’écoute. « Non, pas du tout. Deux abrutis ont commencé à se battre. Je me suis donc interposé avant que ça ne dégénère…» Commençai-je simplement, avant d’ajouter : « Généralement, ça commence sans magie. Ils se tapent simplement dessus avec leurs poings ou des bouteilles qu’ils cassent. Au bout d’un moment, ils sortent leur baguette… Et si ça continue, tous les clients s’y mettent et la taverne ne ressemble plus à rien. C’est pour ça qu’on intervient rapidement. » Concluai-je pour qu’elle comprenne mieux pourquoi je me retrouvais si souvent blessé. C’était également la raison pour laquelle je ne venais pas tous les jours avec de nouvelles blessures. Je n’étais pas le seul employé de la taverne, et on ne se blessait pas toujours en intervenant, mis à part quand ça partait en baston général. Il n’y avait rien de pire que des sorciers ivres qui se battaient… Les sorts utilisés n’avaient alors plus rien d’inoffensifs, surtout que c’était rarement des gens biens qui venaient prendre un verre.

De base, je ne me battais pas avec les clients, sauf quand des combats étaient organisés par le patron. Et même quand j’intervenais, il me suffisait parfois de gueuler simplement pour les calmer. Dans de rares cas, j’utilisais la magie pour les éjecter de la taverne. Mes entailles précédentes avaient été causées par une bouteille brisée, d’où le fragment qu’elle avait retiré de mon bras tout à l’heure. Mes blessures soignées, je m’affalai un peu plus sur le canapé et penchai ma tête en arrière, fixant attentivement le plafond. Je repensais à ce qu’elle m’avait dit sur son mode de défense avec le sortilège de stupefixion que – personnellement – je n’utilisais pratiquement pas. Après un petit moment de réflexion, je finis par lui dire : « Tu sais, le sortilège de stupefixion est vachement prévisible. A la taverne, personne ne l’utilise. Comme tu as pu t’en rendre compte, ils sont bien plus inventifs, ce qui les rend plus dangereux. » Je n’avais pas besoin de lui faire un dessin pour le coup. Elle avait vu toutes mes cicatrices, et avait fait face à toutes sortes d’effets secondaires dus aux mauvais sorts que j’avais encaissés au fil de mes journées et soirées de travail. Mine de rien, je lui avais peut-être servi d’entraînement vis-à-vis d’autres patients qu’elle aurait pu avoir eu après s’être gentiment occupée de moi. Ni vu ni connu, je lui rendais quelque part la pareille sans m’en rendre compte.

Réajustant ma tête pour pouvoir la regarder, je décidai de lui poser une autre question qui me titillait : « D’ailleurs, si tu n’avais pas ta baguette sur toi, tu ferais comment face à un cambrioleur ? » Je trouvais cette question parfaitement légitime. Sorcière ou pas, il y avait forcément des moments où elle n’avait pas sa baguette sur elle, ou alors, elle pouvait se faire désarmer et donc se retrouver potentiellement sans défense. J’étais curieux d’entendre sa réponse. Elle était une Serdaigle après tout. Normalement, elle aurait une réponse à me donner, ou alors, elle y réfléchirait un moment avant de m’en fournir une. C’était à mon tour de la fixer d’un regard inquisiteur en attendant sa réponse. Qu’allait-elle bien pouvoir me sortir ?
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Do or Do not, there is no try [Uranie-Tobias]

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